FAQ

La contamination du fœtus pendant la grossesse et particulièrement en fin de grossesse se fait à travers les cellules trophoblastiques ou masse cellulaire externe du placenta. En effet, le placenta est un organe qui représente une surface de contact et d’échanges de 10 m2 entre la mère et l’enfant. Il sépare les deux systèmes sanguins maternel et fœtal (celui de la mère et du fœtus). Le placenta est responsable des échanges nutritionnels et gazeux et constitue pour le fœtus une barrière contre les agents infectieux, notamment le virus de la rubéole, le cytomégalovirus, le VIH et le virus de l’hépatite B.

Dans le cas de la transmission du VIH, les cellules trophoblastiques (qui sont reliées à la partie fœtale du placenta) sont considérées comme une cible potentielle du rétrovirus ou serviraient éventuellement au passage du VIH vers le fœtus (transcytose). Ces cellules permettent ainsi le passage du VIH, non pas à travers des microlésions ou brèches (mécanisme mineur de transmission) apparaissant dans la couche trophoblastique placentaire surtout en fin de grossesse, mais directement par le biais de son internalisation par les trophoblastes. Ce qui rend cette transmission aussi possible c’est ce sont les facteurs liés à la fois au phénotype viral mais également à l’environnement cellulaire.

En d’autre termes, la transmission verticale du VIH ou de la mère à l’enfant est caractérisée par la sélection de variants génotypiques ou simplement  certaines cellules qui échappent au système immunitaire maternel c’est-à-dire de la mère et sont attaquées par le virus en traversant la barrière du placenta.

La contamination de la mère séropositive au bébé se fait pendant la grossesse et particulièrement en fin de grossesse (principalement au cours du troisième trimestre), pendant le travail,  pendant l'accouchement et pendant l'allaitement (ONUSIDA. Transmission du VIH de la mère l'enfant, mars 1999)

Elle ne se fait pas de façon automatique et le taux de contamination dépend du niveau de l'atteinte maternelle c’est-à-dire de la maman enceinte séropositive, au  terme de la grossesse et selon le mode d'accouchement. Elle est de 25 à 45 % sans aucun traitement dans les pays d’Afrique. Une bonne prise en charge de la mère peut ramener cette contamination à moins de 5 %, voire l'annuler.

Oui si le rapport est non protégé. Lorsque le rapport sexuel est non protégé et s’il est fait avec une personne porteuse du virus dont vous ignorez le statut sérologique, le risque d’être aussi infecté est très important. La fréquence ou le nombre de rapports sexuels par jour ou par semaine importent peu. Si le ou les rapports sexuels sont faits sans se protéger avec une personne dont on ignore le statut sérologique, le risque d’être contaminé est très élevé.  C‘est pourquoi il est toujours recommandé de se protéger lors de tout rapport sexuel avec un ou une partenaire occasionnel (le) dont on ignore le statut sérologique.

La  transmission du VIH de la mère à l’enfant, lorsqu’une mère est séropositive et en absence du traitement, se fait pendant la grossesse (particulièrement en fin de grossesse), le travail, l’accouchement ou l’allaitement.

Un rapport sexuel protégé par le condom masculin ou féminin lorsqu’il est en bon état (non périmé) et correctement porté ne peut pas être contaminant. La possibilité qu’il le soit peut survenir si le condom glisse  ou se déchire et que les deux partenaires ne s’en rendent pas compte à temps.

La position de la femme au-dessus de l’homme pendant un rapport sexuel bien protégé par le condom protège les deux partenaires de toute contamination des IST ou du VIH. Il est possible qu’à cette position les sécrétions vaginales de la femme si elles sont abondantes touchent l’homme au niveau de la tige de son pénis. Mais s’il n’a pas de lésions ou blessures à cet endroit il n’y a aucun risque de contamination.

Cependant tout rapport sexuel non protégé quel que soit la position de la femme : couchée, au-dessus de l’homme, courbée etc. est contaminant si un des partenaires est infecté par une IST ou par le VIH.

A l’instant même où tu entretiens un tel rapport sexuel. Tout rapport sexuel non protégé avec une personne infectée est contaminant à l’instant où tu le fais. Le VIH n’a pas de délai ou ne laisse pas de délai pour pénétrer dans les cellules ou dans le corps au cours d’un rapport sexuel non protégé avec une personne infectée. Si tu te rends compte que tu as pris ce risque, tu dois le plus rapidement possible te rendre dans une structure de santé (UPEC/CTA de préférence) pour demander à prendre un traitement ARV d’urgence de courte durée qui te permettra de réduire ton risque de contamination.

Non. Les seuls modes de voie de transmission du VIH connus à ce jour sont :

La voie sexuelle, la voie sanguine et la transmission de la mère à l’enfant encore appelée transmission verticale.

Et à chaque mode de transmission, sont associées des pratiques qui exposent le sujet qui les pratique.

Ce qu’il faut déjà retenir c’est que cette pratique s’appelle anulingus et que comme la fellation, elle peut être un mode de transmission du virus HIV seulement en cas de lésion buccale pouvant saigner (cela peut être le cas d'ulcération, d'aphte ou chez certaines personnes ayant des gencives fragiles, notamment après un brossage trop énergique des dents). En l'absence de lésion de la bouche pouvant saigner, la fellation n'est pas un mode de transmission du HIV.

Non. Il faut utiliser systématiquement un préservatif dès le premier rapport. Pratiquer  des pénétrations anales (pour préserver une virginité par exemple) ne protège pas non plus du sida et des IST bien au contraire les parois anales sont particulièrement fragiles et susceptibles aux lésions , toujours utiliser systématiquement et correctement le préservatif lubrifié.

Oui, cela est possible. Le VIH peut se transmettre d’une mère séropositive à son enfant en l’absence de prise en charge médicale optimale. Des personnes naissent donc avec le VIH. Il est également possible d’avoir été contaminé par d’autres voies que les rapports sexuels : transfusions de sang non sécurisées, contact avec des objets souillés, accidents d’exposition graves et non pris en charge médicalement.

Non. Le risque existe pendant la pénétration, d’une part en raison de la possible sécrétion de liquide pré séminal (liquide incolore, qui précède l’éjaculation) contenant potentiellement du VIH, et d’autre part en raison du frottement des muqueuses. Ce frottement induit des micro-lésions qui peuvent constituer une voie de contamination. Seul  le préservatif est efficace pour éviter la transmission du VIH.

Non. Le virus ne se transmet pas par les larmes, la sueur, la salive, la toux et les éternuements,  les piqûres d’insecte (le virus VIH ne survit pas dans les glandes salivaires du moustique), ni par les poignées de mains, les baisers, les massages, ou la masturbation.

Il n’y a pas de risque lorsqu’on dort dans le même lit, qu’on partage des vêtements, qu’on boit dans le même verre ou qu’on mange dans le même plat, ni lors de la baignade, ou par le contact avec la lunette des toilettes.

Au cours de la grossesse, de l’accouchement ou de l’allaitement maternel.

On parle de couple sérodiscordant  quand un des partenaires est séropositif et l’autre séronégatif. Il est alors recommandé que le partenaire séropositif soit au plus tôt mis sous traitement ARV et  que ce traitement soit extrêmement bien suivi afin d’obtenir une charge virale indétectable et  éviter  ainsi de contaminer son partenaire séronégatif.

Oui. Il y a le sperme, le lait maternel et les autres liquides séminaux contaminants de l’homme ou de la femme en contact avec une paroi ou des muqueuses des parties génitales.
Le VIH n’est transmissible que dans des circonstances précises. Il peut se transmettre par le sang, par les relations sexuelles non protégées, par contact entre une plaie et des objets souillés (par le sang ou le sperme contaminé), ou d’une mère atteinte à l’enfant (au cours de la grossesse ou de l’accouchement et lors de l’allaitement maternel).

Les préservatifs standards ont une longueur d’environ 180 mm et une largeur de 52mm. Cette taille convient à la plupart des pénis, même ceux dont la taille est inférieure à 180 mm, il suffit de dérouler le préservatif à la bonne longueur. Pour les verges généreuses, toutes les grandes marques proposent des préservatifs King Size. Pour les sexes vraiment plus petits ou plus fins, si aucun préservatif ne convient, il y a la solution du préservatif féminin à faire porter par votre partenaire.

Parce que, d’une part selon l’anatomie (la largeur du sexe du garçon, par exemple) ou la pratique sexuelle (fellation, pénétration vaginale ou sodomie), un modèle peut être plus adapté qu’un autre. Et d’autre part c’est pour donner plusieurs possibilités de choix aux utilisateurs selon leurs désirs : ainsi on a des préservatifs dont la largeur, indiquée sur la boîte, peut varier entre 52 mm et 55 mm, d’autres seront plus épais que certains, l’épaisseur est mentionnée sur l’emballage : de 0,02 jusqu’à 0,11 mm.

La diversité peut aussi s’expliquer du fait que certaines personnes sensibles au latex font des allergies, il existe donc des préservatifs en polyuréthane ou en nitrile pour le préservatif féminin. On peut également penser que c’est pour rendre les préservatifs érotiques et dans le but de satisfaire des envies qu’il existe  des préservatifs parfumés (fraise, banane, chocolat, menthe, vanille, etc.).

En achetant des préservatifs, il faut toujours penser à vérifier que les préservatifs achetés sont aux normes  CE ou EN 600 (norme européenne) qui  apparaît sur l’emballage. Et  vérifier que la date de péremption n’est pas dépassée.

Il n’y a qu’un moyen, et un seul, de se protéger efficacement contre le virus VIH/Sida et les infections sexuellement transmissibles (IST), c’est en utilisant correctement et systématiquement le préservatif  lors des rapports sexuels avec une personne dont on ne connaît pas le statut sérologique ou séropositive. Le préservatif est la protection la plus simple et la plus fiable contre le VIH/Sida et les IST. Avant d’arrêter le préservatif avec son partenaire, il faut faire le test du dépistage du VIH et des IST (infections sexuellement transmissibles). S’il porte la norme CE sur l’emballage, c’est un préservatif de qualité et vos rapports sexuels seront sans risques.

En dehors de l’utilisation systématique et correcte du préservatif, on recommande aux jeunes encore non sexuellement actifs d’observer l’abstinence et de pratiquer l’amour sans aucune forme de pénétration ni vaginale, ni anale ni buccale. Il est aussi conseillé aux personnes en couple d’être fidèles à leur seul et unique partenaire dont on connaît le statut sérologique.

Le préservatif est la seule méthode contraceptive dont il est prouvé qu’elle réduit le risque de transmission de toute infection sexuellement transmissible (IST), y compris l’infection à VIH. Cette méthode peut être employée à la fois pour prévenir une grossesse et protéger contre les IST. S’il est parfaitement utilisé, le préservatif ne connaît que 2 % d'échec.

Le préservatif n’est efficace que si on l’utilise pour TOUS les rapports sexuels, à TOUT moment du cycle, car il n'y a pas de période "sans risque"..

Pour éviter que le préservatif masculin ne glisse, il faut que l’homme se retire dès qu’il a éjaculé.

Le taux d’efficacité du préservatif correspond donc à une utilisation classique, systématique, correcte et parfaite à chaque rapport sexuel.

Le lubrifiant encore appelé le gel lubrifiant existe à deux gammes : le gel à base d’eau et le gel à base de silicone

Le gel lubrifiant à base d’eau ou Lubrifiant à base d'eau

Il est composé de : L’hydroxyéthyl cellulose, propylène glycole , acide benzoïque, hydroxyde de Na, eau purifiée (87,52 %).

C’est  le lubrifiant intime le plus connu et le moins chers. Il est  compatible avec les préservatifs. Il n’est ni trop fluide, ni trop visqueux, il est très facile à étaler dans toutes les situations. Il ne tâche pas et ne colle pas et se nettoie très facilement avec de l'eau, inodore, non gras, non irritant, transparent. Mais  ne peut pas être utilisé sous la douche ou dans le bain car il se dissolve dans l'eau. Si le rapport dure, n'hésitez pas en remettre régulièrement pour garder le pouvoir lubrifiant, le gel à base d'eau sèche plus vite que les gels à base de silicone.

Il convient pour la lubrification des préservatifs, la lubrification des muqueuses, la sécheresse vaginale, les rapports sexuels, les rapports non vaginaux et la lubrification des tampons périodiques.

 

Les lubrifiants à base d’eau peuvent s’évaporer ou être absorbés par la peau, ils nécessitent une seconde application. En effet, la plupart des lubrifiants à base d’eau ont tendance à se dessécher pendant leur utilisation, mais une nouvelle application du lubrifiant, de l’eau ou de la salive, suffit généralement pour les réactiver.

Les démangeaisons souvent ressentis sont  en réalité une allergie au latex. Le latex provient de la sève d'un arbre, l'arbre à caoutchouc ou l’hévéa brasiliensis, il est utilisé pour la majorité des préservatifs. Le contact avec le latex peut entraîner immédiatement chez la personne allergique une urticaire de contact ou de l'eczéma qui se traduisent généralement par des démangeaisons et des rougeurs. D'autres manifestations telles que la rhinite, la conjonctivite ou asthme peuvent également être observées. Cependant, il n’est pas question de faire l'impasse sur le préservatif pour cette raison relative à l’allergie : il existe des préservatifs sans latex, à base de polyuréthane ou de néoprène. Habituellement ces allergies sont modérées, mais elles peuvent parfois être très sévères. C'est pourquoi, lorsqu'on pense être allergique, il est très important de: le confirmer par des tests cutanés réalisés chez un allergologue.

Le préservatif est un produit de santé publique. On le trouve en pharmacie mais aussi en supermarché, en petite boutique. Ses normes de conservation en font un produit un peu fragile qu’il convient de bien conserver.  La vente des préservatifs dans les pharmacies répond également à des besoins de respect des normes de conservations de ces produits : en effet, les préservatifs pour garantir son action en termes de protection efficace contre les infections sexuellement transmissibles, le VIH et les précoces non désirées, nécessitent qu’ils soient conservés dans des températures ambiantes. Exposés à des fortes températures (au soleil, à la chaleur) comme on le voit partout, ils deviennent de les utiliser car les propriétés du latex ne sont plus les mêmes et sa structure moléculaire est modifiée. Sa fiabilité est donc mise en question.

La femme ou l’homme ou les deux à la fois. L’utilisation du préservatif  n’est pas réservée à un sexe. Il existe sur le marché des préservatifs masculins et féminins. Mais l’utilisation correcte d’un seul,féminin ou masculin, est suffisant pour protéger et procurer le plaisir nécessaire.

La méthode de négociation du port du préservatif efficace est le dialogue entre deux partenaires. Il est possible qu’au cours de cette négociation, un partenaire soit réfractaire à l’idée de le porter ou voit en celui-ci un tueur de sa virilité. La meilleure négociation consiste à mettre en avant les arguments sur la bonne utilisation du préservatif qui assure et garantit une meilleure protection des deux partenaires. Il s’agit aussi de faire prévaloir les arguments sur la protection contre les IST et que seul le préservatif reste à ce jour le moyen efficace de se protéger du VIH et des IST. De plus, la femme peut proposer à l’homme de lui mettre le préservatif en vue de rendre  son utilisation plus érotique et faisant partie intégrante de la relation sexuelle et non plus de le voir seulement comme un corps étranger.

Face à certaines résistances au port du préservatif, il existe des arguments à titre indicatifs qu’on peut avancer :

 Perte d’érection avec le préservatif

•    Faire dérouler le préservatif par sa (son) partenaire.

•    Dédramatiser la situation (ce sont des choses qui arrivent), avoir le sens de l’humour.

Je ne sais pas comment aborder le sujet

•    Exprimer ce que l’on ressent.

•    Installer le préservatif sans en parler.

•    Mettre des préservatifs en vue.

Le préservatif met une barrière entre nous

•    C’est normal de craindre la réaction de l’autre (« Tu ne me fais pas confiance »), mais il faut faire valoir l’aspect positif de la situation (« Je veux te protéger », « On se respecte suffisamment pour vouloir se protéger »).

•    Le sida et les autres infections pourraient aussi mettre une barrière.

•    C’est normal d’avoir une période d’adaptation.

•    Reconnaître le côté contraignant du préservatif, mais passer outre

je veux qu’il mette un préservatif, mais il/elle refuse

 

•    Insister, ou refuser la relation sexuelle.

•    Aller passer des tests : si tous les deux sont négatifs, faire une entente de fidélité.

•    Éviter la pénétration, faire d’autres caresses.

•    La fille peut dire que le préservatif  est son unique moyen de contraception.

Je n’aime pas les préservatifs, ça me fait perdre mon érection 

 

•    Ce sont des choses qui arrivent... Occupe-toi de mettre un préservatif. Moi je m’occupe de ton érection !

Pourquoi tu insistes ? Tu ne me fais pas confiance ?

 

•    Tu ne m’aimes pas ? Ça n’a rien à voir avec les sentiments qu’on éprouve l’un pour l’autre. N’importe qui peut avoir une IST ou le VIH sans le savoir.

Juste une fois s’il-te-plaît ! Qu’est-ce qu’on risque ?

 

•    Malheureusement, une seule fois suffit ! Alors justement, pourquoi prendre des risques inutiles ?

Non, il ne faut utiliser qu’un seul préservatif à la fois (masculin ou féminin) sous risque de rupture. L’utilisation d’un seul préservatif, qu’il soit féminin ou masculin, est  suffisant pour assurer et garantir votre protection, c’est-à-dire vous protéger des infections sexuellement transmissibles, du VIH et des surprises liées aux grossesses indésirées. Pour garantir cette protection, il faut bien respecter les consignes ou règles sur le port du préservatif masculin ou féminin. S’assurer que les mentions NF et CE sont portées sur le préservatif, qu’il n’est pas périmé. Une fois ces aspects vérifiés, il vous reste à bien l’enfiler et le tour est joué.

Oui, bien sûr. Il existe des préservatifs sans latex, prévus spécialement pour les personnes allergiques. Renseignez-vous auprès de votre pharmacien.

Oui. L’utilisation du préservatif est un impératif qui se pose d’abord à soi-même pour se protéger soi-même et ensuite par responsabilité pour protéger les autres c’est-à-dire nos partenaires sexuels même  sous le régime de la polygamie.

Il n’est pas scientifiquement prouvé que la polygamie soit un facteur de propagation du virus au sein d’un foyer entre l’homme et ses femmes.  Il est également difficile de prouver que la polygamie freine la transmission du VIH, mais elle est une source ou foyer de concentration des IST et pourquoi pas du virus. Du fait que si l’un des partenaires sexuels est infecté et au nom du déni et de l’honneur du foyer, aucune précaution n’est prise, le virus est susceptible de s’étendre à toutes les membres du foyer.

Le  préservatif, lorsqu’il s’agit de répondre à ses obligations conjugales sans une finalité de procréation, doit systématiquement être utilisé au sein d’un foyer polygame.

Se retirer rapidement de son ou de sa partenaire, pensez à bien nettoyer le sperme pour des raisons d’hygiène corporelle (en cas d’éjaculation si vous vous êtes aperçu trop tard que le préservatif avait craqué). Si le préservatif a craqué avant l’éjaculation, il existe de toute façon les mêmes risques que s’il craque après : la femme peut contaminer l’homme, l’homme peut contaminer la femme, l’homme peut contaminer l’homme et le liquide pré-éjaculatoire (secrété par l’homme avant l’éjaculation) peut être contaminant et contient des spermatozoïdes.

Si c’est avec  un partenaire dont vous n’êtes pas sûr et que vous n’avez pas fait tous les deux le test du VIH, alors vous devez vous rendre aux urgences de l’hôpital le plus proche pour un traitement d’urgence d’exposition au VIH (prophylaxie post exposition) : c’est un traitement à prendre pendant un mois qui stoppe la propagation du virus et empêche la contamination. Il faut le prendre très rapidement, au plus tard 48h après la rupture du préservatif.

Il n’y a pas de règle particulière ni de spécification de qui doit mettre le préservatif à qui. La femme peut enfiler le préservatif à son homme tout comme l’homme même peut le faire. L’avantage de se faire enfiler le préservatif par sa ou son partenaire permet  de garder l’homme et la femme dans le jeu sans rupture ni de temps mort. Ce geste de votre partenaire permet de garder l’érection en pleine forme. Cela fait partie de l’acte sexuel, il est normal que votre partenaire participe et y contribue en vous enfilant le préservatif.

Cette opération par votre partenaire érotise également l’acte sexuel, maintien l’érection, évite la rupture dans la rencontre, et procure plus de  sensualité et de plaisir partagés venant enrichir le jeu sexuel.

Oui. Même si le port du préservatif se négocie entre les partenaires sexuels, il faut toujours le mettre  avant toute pénétration anale ou vaginale. Il soit se porter en cas d'absence de partenaire stable, en cas de partenaires multiples, de relations sexuelles occasionnelles ou rares.

Le préservatif protège du VIH/sida et des infections sexuellement transmissibles dans le cas d’une pénétration vaginale comme d’une pénétration orale ou anale. C’est aussi l’un des moyens de contraception les plus efficaces. S’assurer qu’on a effectivement porté son préservatif revient simplement à le dérouler sur son pénis sans rupture, à éviter que les bulles d’air ne se former dans le petit réservoir pour causer sa cassure, à le porter avant toute pénétration anale ou vaginale et à se retirer de son ou sa partenaire après l’éjaculation avant que le pénis ne tombe.

Un préservatif doit être utilisé en cas d'absence de partenaire stable, en cas de partenaires multiples, de relations sexuelles occasionnelles ou rares.

 

Les étapes essentielles du port du préservatif

Etape N°1

Ouvrir délicatement l’emballage. Il existe souvent une encoche prévue à cet effet. Attention aux ongles, dents ou objets coupants qui pourraient déchirer le préservatif.

Etape N°2

Le préservatif doit être mis en place sur le sexe en érection avant toute pénétration vaginale, orale et anale.

Etape N°3

Pour le dérouler, il y a un sens. On peut le vérifier avant de le poser sur le pénis. S’il ne se déroule pas bien sur le pénis, surtout ne forcez pas ; jetez-le et prenez-en un autre.

Etape N°4

Pincez le petit réservoir au sommet du préservatif entre le pouce et l’index pour éviter la formation d’une bulle d’air.

Etape N°5

De l’autre main, déroulez bien le préservatif jusqu’à la base du pénis en érection.
Attention, il ne faut jamais superposer 2 préservatifs (risque de rupture…).

Etape N°6

En cas d’usage du gel lubrifiant, utilisez uniquement un gel à base d’eau, vendu en pharmacie ou grande surface, jamais de produit gras (vaseline, beurre, huile…)

Etape N°7

Après l’éjaculation et avant la fin de l’érection, retenez le préservatif à la base du pénis pendant le retrait pour éviter toute fuite de sperme. Retirez le en utilisant un mouchoir en papier.

Etape N°8

Jetez le préservatif à la poubelle et non dans les toilettes.

Le préservatif en lui-même ne peut pas techniquement empêcher votre érection,  mais la baisse d’érection lorsque vous enfilez un préservatif peut arriver et elle a plusieurs causes :

Au comble de l’excitation et du désir,  l’homme peut sécréter une quantité importante d’adrénaline (substance produite par l’homme en réponse au stress) qui peut contrecarrer l’érection. La pose du préservatif, élément perturbateur, peut aussi produire un surcroît de cette adrénaline. Souvent, juste au moment où on est au cœur de l’action, une augmentation d’adrénaline arrive et…… patatras : l’homme peut perdre son érection.

Si cela se reproduit, vous pouvez être tenté de dire que la capote est un un "tue-l’érection", mais c’est plutôt l’excès de désir ou le stress du coup qui peut provoquer cela.

Enfin, le préservatif revient à mettre une sorte de barrière entre la personne que l’on désire beaucoup et soi-même, quelque chose qui empêche la fusion complète entre les corps dénudés. C’est une barrière autant psychologique que physique. Le préservatif est alors pour eux synonyme de diminution de la sensibilité et du plaisir sexuel.

Que faire ? La perte d’érection est un problème fréquent et parfaitement compréhensible. Pour la résoudre, il faut comprendre que la pose du préservatif ne doit pas être une tâche mécanique et technique qui oblige votre cerveau à se concentrer sur le préservatif ; si c’est le cas, vous perdez la stimulation érotique parce que vous vous concentrez sur la tâche «technique». La stimulation sexuelle va disparaître, l’excitation va s’arrêter et l’érection s’évanouit. Essayez donc de transformer la pose du préservatif en véritable jeu érotique. Il s’agit par exemple de demander à votre amie de vous le mettre ou d’en faire un jeu sensuel. Le préservatif deviendra alors une véritable partie prenante des préliminaires, et non plus une étape technique.

Au cas où le problème persisterait tout de même, ne pas hésiter à consulter un spécialiste (Sexologue) pour des examens plus approfondis.

Le préservatif n’empêche pas d’éjaculer, mais il peut parfois retarder l’éjaculation… et ce pour le plus grand plaisir de votre partenaire ! Il peut même lutter contre l’éjaculation prématurée, car il contient un élément lubrifiant qui diminue l’hypersensibilité du gland, réputée être la cause d’éjaculation trop précoce.

Ce n’est pas de l’huile qui est apposé sur le préservatif, mais un gel lubrifiant à base d’eau. Ce lubrifiant ne contient aucune substance qui pourrait vous rendre stérile.

L’huile rend le latex poreux et par conséquent moins efficace. C’est pourquoi on n’utilisera jamais de corps gras (huile, vaseline, beurre...) avec un préservatif en latex, mais toujours un lubrifiant à base d’eau. L’huile du préservatif, c’est-à-dire le lubrifiant sert en premier lieu à permettre d’enfiler le préservatif plus aisément  sur le pénis. L’objectif principal du lubrifiant du préservatif est de permettre qu’une pénétration vaginale ou anale puisse se faire sans accrocher, sans frottement, sans gêne ni douleurs. Les préservatifs sont tous pourvus d’une substance lubrifiante ; c’est  ce qui « glisse » sur les doigts quand on les sort de leur emballage

 

Comment l’utiliser ?

 

Le gel lubrifiant à base d’eau peut être vendu séparément et utilisé en complément. Facile à utiliser, il peut faire partie des jeux coquins lors des préliminaires. Il suffit de déposer quelques gouttes  de lubrifiant à l’entrée du vagin, de l’anus ou sur le bout du pénis, juste avant la pénétration. L’acte sexuel devient alors plus agréable et confortable.

Aucune étude n’a prouvé que les femmes n’aiment pas le préservatif féminin. Beaucoup de femmes s’en servent désormais et il est par exemple couramment utilisé par les travailleuses de sexe, car il est pratique et permet à la femme de rester maître de sa protection.

Il est un très bon moyen de contraception mais il est surtout le seul moyen de se protéger contre les infections sexuellement transmissibles comme la syphilis, l’herpès génital ou encore, le VIH. Si la fiabilité est identique entre le préservatif masculin et féminin, ce dernier présente de nombreux avantages :

Les avantages du préservatif féminin

  • Il prévient les grossesses et protège contre la plupart des infections sexuellement transmissibles et le VIH. Il s’agit de la seule méthode contraceptive contrôlée par la femme qui offre cette possibilité.
  • Il n’interfère pas avec le système hormonal ou la durée du cycle.
  • Il peut être utilisé en période d’allaitement.
  • Il s’adapte bien à l’anatomie du vagin : il est plus solide.
  • Plus mince que le préservatif masculin, il offre une plus grande sensibilité pendant les rapports sexuels.
  • Il ne contient pas de latex et évite donc les allergies. Il offre une solution de rechange pour les personnes allergiques au latex.

Par contre, il est probable que le préservatif féminin rencontre encore quelques réticences car :

  • Il peut être difficile à utiliser lorsqu’on n’a pas correctement appris à le placer. Il est donc important de bien apprendre à le poser correctement
  • Il est souvent nécessaire de le maintenir au moment de la pénétration.
  • L’anneau extérieur peut être embarrassant pour certaines femmes ou s’avérer gênant pour certains préliminaires.
  • Aussi, il est moins ajusté que le préservatif masculin, et par conséquent, peut provoquer des bruits de succion (aspiration) lors de la pénétration.
  • L'anneau extérieur peut rendre la stimulation orale ou manuelle du clitoris moins aisée.

Le préservatif masculin ou féminin est lubrifié à base de gel lubrifiant de bonne qualité. Ce produit c’est-à-dire le lubrifiant est mis sur le préservatif pour éviter les frottements, les douleurs ou de blesser la femme pendant la pénétration ou au cours de l’acte sexuel.

Les cas de blessures ou des lésions peuvent survenir si le préservatif n’est pas suffisamment lubrifié, si la femme est victime d’une sécheresse vaginale naturelle ou si l’homme fait preuve d’une grande brutalité.

Ces blessures sont plus souvent la conséquence également d’une absence de préliminaires qui favorise une lubrification naturelle du vagin de la femme. Et donc, la pose du préservatif ou son utilisation doit toujours se faire une atmosphère de sensualité et d’érotisme pour permettre à la femme de se lubrifier naturellement.

Le préservatif est le moyen le plus sûr pour se protéger de la plupart des infections sexuellement transmissibles, dont le VIH. S’il est correctement utilisé, c'est en outre un moyen de contraception très fiable. Il ne s’utilise qu’une seule fois, a subi de nombreux contrôles sanitaires à toutes les étapes de sa fabrication. Il est livré en emballage fermé. Le virus du VIH ne pouvant vivre à l’air libre plus de 48h, il est techniquement impossible qu’un préservatif puisse être contaminé, puis emballé, puis livré ainsi.

Oui. À partir du moment où figure sur l’emballage du préservatif le label NF ou CE, alors celui-ci a subit des contrôles et tests de qualité. C’est pourquoi nous vous conseillons fortement d’utiliser uniquement des préservatifs portant la mention NF ou CE.

Non. Tous les préservatifs arborant le sigle NF ou CE sont soumis aux mêmes tests de qualité, qu’ils soient roses, bleus ou verts, à la fraise, à la banane ou naturel. L’utilisation de préservatifs parfumés ou colorés ne représente donc aucun risque particulier.

Lorsqu’il est en bon état, non périmé, portant les labels «NF» ou «CE», qui garantissent qualité et conformité recommandées et bien enfilé il permet (qu’il soit masculin ou féminin) de gérer une double protection (grossesse et infections sexuellement transmissibles), en toute indépendance.

Le préservatif assure et garantit une protection de 95% contre les infections et maladies sexuellement transmissibles, mais il n’a aucun rôle protecteur contre toute autre maladie.

Les préservatifs masculins ou féminins sont fabriqués de la même manière. Les masculins sont généralement faits en latex et les féminins en polyuréthane (une matière différente du latex). Cependant, les deux jouent les mêmes rôles.

Le Sida n’est pas une invention. Le virus du VIH/SIDA existe bel et bien et lorsqu’il affaiblit le corps le Sida se développe. Son existence ne repose pas sur une raison commerciale, ou politique ou de domination. Le virus a été découvert par des scientifiques et continue chaque année de tuer des milliers de personnes et ce dans le monde entier. C’est pour justement éviter que l’espèce humaine ne disparaisse complètement à cause du Sida, que les préservatifs sont proposés comme moyen de prévention. Les préservatifs d’ailleurs ne datent pas de la découverte du Sida. Des dispositifs semblables au préservatif étaient utilisés il y a 5000 ans par les égyptiens pour se protéger des IST.

Lorsque le VIH entre dans le corps, il se multiplie, et attaque le système immunitaire pour l’affaiblir progressivement. Pendant une assez longue période, le système immunitaire parvient à lutter contre le virus du sida. Mais au fil du temps, le système immunitaire se dégrade et l’organisme devient trop faible pour se défendre contre les microbes. Lorsque le corps ne peut plus combattre efficacement les agressions extérieures, la personne atteinte par le VIH commence alors à développer une série de maladies dites «opportunistes», c’est-à-dire qui profitent de la chute de l’immunité.
Ces infections opportunistes sont généralement les premiers symptômes de la maladie du sida proprement dite. C’est à ce moment que la personne est effectivement considérée comme « malade du sida ».

Qu’entendez-vous par régulières ? La notion d’amie ou de copine régulière, compte tenu des contraintes de votre profession en tant que camionneur, c’est-à-dire vos longues absences, est un mot vague et ambigu. En effet, celle que vous considérez comme votre régulière et que vous retrouvez à chaque étape de votre parcours peut également être considérée par un autre chauffeur comme sa régulière et ainsi de suite. Chacun d’entre vous a ou nourrit le sentiment d’être le seul bon gars, le titulaire, mais tout comme vous, votre partenaire peut également avoir un ou plusieurs partenaires et ce d’autant plus qu’elle ne vous voit pas tous les jours.  

De ce fait, vous prenez des risques d’aller avec votre « régulière » sans préservatif. Vous pouvez ainsi multiplier les risques de partager les infections, les maladies et le VIH avec les autres bons gars et votre régulière devient alors la courroie de transmission des IST tout comme vous pouvez l’être par la suite avec vos autres régulières ou votre propre femme.

 Dans le cadre de vos déplacements, quel que soit le nombre de passages que vous faites auprès de vos régulières, l’utilisation systématique et correcte du préservatif reste le seul et unique moyen efficace de vous protéger des IST et du VIH. Grâce à l’usage du préservatif lors de tout rapport avec votre ou vos régulières vous êtes à l’abri des infections sexuellement transmissibles et pouvez alors profiter pleinement de vos moments d’intimité.

La sexualité est un terme que l’on associe le plus souvent au  sexe. Mais c’est plus que cela, elle regroupe trois choses: le plaisir, l’amour et la fécondité. Et c’est l’unité de ces trois éléments mis ensemble, en fonction de notre personnalité et de notre histoire personnelle qui favorisent notre épanouissement. La sexualité est donc la  façon de  parvenir à un enrichissement et un épanouissement de la personnalité, de la communication et de l’amour en intégrant le plaisir, l’amour et la fécondité.

Il faut comprendre que quand on parle de la sexualité humaine, il ne s’agit pas de se limiter seulement au sexe, mais  prendre ensemble le schéma corporel en tant qu’une unité. L’intégration du corps dans sa totalité au sein de la sexualité permet de comprendre que nous sommes des êtres sexués, à partir du moment où nous sommes nés, jusqu’au jour où nous mourrons. Cela signifie que les enfants, les adolescents, les adultes ou les personnes âgées ont une sexualité. Mais elle n’est donc pas seulement le sexe ou les parties génitales de l’homme ou de la femme, c’est aussi les désirs, l’ensemble des pensées, de l’imagination, des attitudes et des tendances que nous exprimons pour nous épanouir. C’est ce que nous sentons, tant envers nous-même qu’envers les autres, toujours en prenant en compte les émotions, les sentiments, le plaisir et la pensée ; fruit de l’expérience et de l’acquisition des connaissances.

Parler donc de sexualité c’est prendre en même temps le côté biologique, le côté social et le côté psychologique d’une personne et les intégrer ensemble pour le bonheur de l’homme ou de la femme.

Le choix ou non d’avoir des pénétrations anales est une question de liberté. La pénétration anale ou sodomie est une  pratique sexuelle qui consiste en une pénétration anale par le partenaire sexuel. L’anus est une zone très sensible et donc son but est d’apporter du plaisir. Elle doit être désirée par les deux partenaires qui la pratiquent. Si elle est forcée, c’est un viol, donc un crime puni par la loi.

Et contrairement au vagin, l’anus ne se lubrifie pas naturellement. Il faut toujours et systématiquement utiliser des gels lubrifiants à base d’eau. La pénétration doit ensuite se faire progressivement. Pour la faciliter, il faut que les partenaires soient détendus et en confiance. L’important est d’être doux et à l’écoute de l’autre.

Le choix de son ou de sa partenaire sexuel (le) est une question de liberté individuelle et fonction de son orientation sexuelle et pratique sexuelle de chaque personne. Personne ne peut ou ne doit vous dire avec qui avoir des rapports sexuels.

Le VH1 et le VIH 2 sont des classifications du virus de l’immunodéficience humaine (le VIH). Le VIH1 est présent dans le monde entier et le VIH 2 est localisé principalement en Afrique de l'ouest. Cette localisation des différents virus évolue car ils sont transportés par les hommes.

Le sperme est un liquide expulsé par le pénis lors de l'éjaculation. Il contient les spermatozoïdes, les cellules reproductrices de l'homme ou gamètes mâles, dont l'objectif est de fertiliser les ovocytes ou gamètes femelles. Chez l'homme, la production de sperme commence quelque temps après le début de la puberté. Le sperme est constitué du liquide séminal, chargé de nourrir et de véhiculer les spermatozoïdes produits dans les testicules. Ce liquide contient de nombreux éléments nutritifs nécessaires à la survie des gamètes mâles jusqu’à la fécondation.

Si le sperme est exposé à l’air libre, le liquide séminal qui le compose va sécher et le sperme ne pourra plus être contaminant. Un sperme exposé à l’air libre ne peut pas être contaminant.

Dans le cas particulier du VIH, la séroconversion désigne la réponse que le système immunitaire d’un organisme infecté par le virus apporte à  la présence des antigènes (virus, bactéries , toxines, etc ) 2 à 6 semaines après l’exposition au VIH. En d’autres termes, la séroconversion est le procédé de création d'anticorps détectables contre un antigène spécifique qui est le VIH. Les anticorps fabriqués ne sont pas protecteurs, car le virus de l’immunodéficience humaine a le génie des mutations pour échapper à la vigilance des lymphocytes qui fabriquent les anticorps. Ceux-ci ne peuvent exercer leur action correctement, car leur forme n’est plus strictement symétrique à celle du virus, et ils ne peuvent pas le bloquer entièrement.

Il existe effectivement beaucoup de communication sur le VIH/SIDA, bien plus que sur d’autres maladies car c’est une pandémie planétaire. Elle a fait plus de 35 millions de morts depuis son apparition et 78 millions de personnes ont été infectées depuis.

C’est certainement parce que le VIH/SIDA touche également l’une des   dimensions essentielles de la vie de l’être humain et la plus intime: sa sexualité qu’elle fait beaucoup parler d’elle. C’est aussi parce que cette pandémie affecte et fragilise  la structure sociale, psychologique, biologique, affective et sexuelle des personnes touchées qui subissent encore trop quotidiennement  discrimination, stigmatisation et isolements.

Enfin, c’est parce qu’également beaucoup de fausses idées, rumeurs, préjugés et fausses croyances ont été développées autour de cette infection favorisant sa transmission, la stigmatisation de ses victimes et développant ainsi de fortes résistances, méfiances et scepticismes,  parmi la population.

On peut également dire que ces nombreuses communications servent à diffuser, vulgariser les savoirs sur les moyens de prévention accessibles, disponibles et sur les traitements. Les avoir beaucoup entendu ont surement contribué à ralentir la progression de l’épidémie. Mais même si on parle beaucoup du Sida beaucoup reste à faire pour cette maladie et ses conséquences au quotidien ne restent plus taboues.

Oui. Il est possible pour une personne séropositive d’avoir des enfants. Elle doit cependant recevoir le soutien et le suivi d’une équipe médicale.

Du côté des femmes séropositives
Plusieurs méthodes peuvent permettre à une femme séropositive de devenir mère sans transmettre le VIH à son partenaire. Lorsque la femme est traitée et que sa charge virale (quantité de virus dans le sang) est indétectable, certains couples, en concertation avec leur médecin, choisissent d’avoir des rapports non protégés lors des périodes d’ovulation. Mais pour réduire encore plus les risques de transmission, il est recommandé d’utiliser une insémination à la maison (au moyen du sperme du partenaire).

Pour réduire les risques de transmission du VIH à son enfant, la femme séropositive enceinte doit bénéficier d’un suivi médical. Elle doit débuter un traitement avant de devenir enceinte ou avant la fin du premier trimestre de la grossesse, de façon à maintenir une charge virale la plus faible possible. Pendant l’accouchement, la femme reçoit également des antirétroviraux par voie intraveineuse. Dans certains cas, un accouchement par césarienne est recommandé, mais cette façon de faire n’est plus systématique. Après l’accouchement, le bébé prend des antirétroviraux pour une courte période. Le lait maternel est l’un des liquides biologiques qui peuvent transmettre le VIH.

Du côté des hommes séropositifs


Un homme séropositif peut également devenir père sans transmettre le VIH à sa partenaire. Lorsque l’homme séropositif est traité et que sa charge virale est indétectable, le couple, en concertation avec leur médecin, peut choisir d’avoir des rapports non protégés lors des périodes d’ovulation. Toutefois, chez les hommes séropositifs traités et ayant une charge virale indétectable, le VIH peut être retrouvé dans le sperme dans environ 5 % des cas. Il y a donc toujours un risque de transmettre le VIH à une partenaire lors d'un rapport non protégé. Un homme séropositif ne souhaitant pas risquer de transmettre le VIH à sa partenaire peut avoir recours au « lavage de sperme ». Cette technique consiste à séparer le liquide séminal (qui peut contenir le VIH) et les spermatozoïdes (qui ne peuvent être infecté par le VIH). Ce service peut être offert au PVVIH dans certaines cliniques de fertilité.

Le système immunitaire naturel ou inné se comprend comme l’ensemble des cellules et des  mécanismes qui permettent  la défense de l'organisme contre les agents infectieux de façon immédiate ou naturelle.

L’immunité naturelle contre le Sida ne signifie pas que vous n’êtes pas infecté par le VIH. Mais cela signifie simplement que vous portez le virus, mais vous ne faites pas la maladie Sida, ni aucune infection opportuniste et vous n’avez pas recours au traitement. Vous êtes un séropositif « non-progressif à long terme  ». L'organisme disposant d'une telle immunité naturelle très forte est conduit par les lymphocytes T cytotoxiques (CTL). L'origine de cette résistance naturelle est constituée: des lymphocytes TCD8. Ce sont ces cellules qui sont envoyés en première ligne face à l'intrus, les lymphocytes TCD8 détruisent les cellules infectées par le virus. Les  lymphocytes TCD8 secrètent différentes protéines capables d'agir sur la réplication du virus. Les gens séropositifs bénéficiant de cette immunité naturelle ou innée sont extrêmement rares, entre 1 et 2% de la population mondiale.

Non. Le SIDA n'est en aucun cas héréditaire, étant donné qu'il est causé par un virus. La seule possibilité que le virus soit présent chez un parent et un enfant est le cas d'une transmission in-utéro lors de la grossesse, au cours de l'allaitement, ou encore pendant l'accouchement. Or Une maladie héréditaire est une maladie qui se transmet de parents à enfants par les gènes. Le sida par contre est un rétrovirus, il n'est pas inscrit dans les gènes, ce n'est pas une maladie héréditaire.  Toutefois, le VIH peut se transmettre d’une mère séropositive  à l'enfant pendant la grossesse, l’accouchement et l’allaitement si elle n’est pas sous traitement.

« VIH » est l’abréviation de « virus de l’immunodéficience humaine ». Le terme « immunodéficience » désigne l’état d’un système immunitaire affaibli. On dit des personnes infectées par le VIH qu’elles sont séropositives.

Le VIH est un virus qui affaiblit notre système immunitaire. Le rôle de ce dernier consiste à nous défendre contre les maladies et les infections, mais le VIH peut déjouer notre système immunitaire et s’en prendre à notre organisme depuis l’intérieur. Le  VIH affaiblit le système immunitaire et l’empêche de se défendre contre les maladies graves. Si le système immunitaire s’affaiblit beaucoup, nous risquons d’attraper d’autres infections et de tomber malade : c’est en ce moment-là qu’on parle de SIDA. VIH et SIDA ne sont pas des synonymes. Le VIH reste le virus et le SIDA la phase finale d’un organisme totalement affaibli et attaqué par d’autres infections.

On parle officiellement du SIDA au Cameroun depuis 1983. Mais il est très probable que la maladie ait existé et fait des victimes bien avant d’avoir été identifiée.

Non, il s’appelle  VIH parce qu’il ne vit qu’à l’intérieur des cellules protectrices de l’organisme de l’être humain d’où virus de l’immunodéficience humaine : parce qu’il s’attaque et détruit le système immunitaire de l’être humain.   Ce qu’il faut aussi comprendre c’est que le  virus ne se transmet qu'à l'intérieur de l'espèce humaine : de l'homme à l'homme ou à la femme et réciproquement.

Oui le même type de virus d’immunodéficience existe chez les animaux, notamment chez les singes et les chimpanzés mais ne s’appelle pas VIH, le H désignant l’humain, mais VIS. Des chercheurs ont même récemment élucidé avec certitude l’origine du sida qui proviendrait des singes et chimpanzés. Il aurait franchi la barrière des espèces lors de chasses, par des morsures d'un singe infecté, par des écorchures lors du dépeçage de ces animaux, ou lors de la consommation de viande de brousse.

Le virus du SIDA détruit les globules blancs qui sont chargés de défendre l’organisme, et  met le malade à la merci d’infections dites opportunistes (tuberculose, pneumocytose, toxoplasmose…) ou de certaines tumeurs cancéreuses (la plus fréquente est le sarcome de Kaposi).

Il est transmis par voie sexuelle, sanguine ou de mère à enfant lors de l’accouchement, de la grossesse ou de l’allaitement, le virus de l’immunodéficience humaine se reproduit en parasitant notamment les lymphocytes T4 ou CD4, c’est-à-dire les globules blancs qui jouent le rôle de défenseur du système immunitaire.

A l’issue du processus de multiplication, les nouveaux virus détruisent la cellule qui leur a servi de nid et vont en infecter d’autres. Cette destruction provoque une déficience du système immunitaire.

Donc pourquoi le virus domine-t-il les CD4 ?

C’est parce que ces cellules constituent une porte d’entrée du virus pour qu’il pénètre  plus facilement dans toutes les cellules de l’organisme : les muqueuses, le sang, les ganglions et la rate, la moelle osseuse et le thymus. C’est aussi parce que les CD4 sont des cellules qui favorisent facilement la multiplication et une fois les CD4 devenus inefficaces, le virus développe des stratégies pour échapper à la surveillance de l’organisme.

Cela peut varier considérablement d’une personne à l’autre. Non traitées, la majorité des personnes infectées par le VIH montreront des signes de maladie due au VIH dans les 5 à 10 ans, parfois moins. Toutefois, le délai entre l’infection par le VIH et un diagnostic de SIDA peut aller de 10 à 15 ans, parfois plus. Un traitement antirétroviral (ARV) peut ralentir l’évolution de la maladie en empêchant le virus de se reproduire et donc en diminuant la quantité de virus dans le sang de la personne infectée (appelé «charge virale»). C’est pourquoi il est fortement recommandé de faire son test de dépistage pour connaître son statut sérologique. En cas de sérologie positive c’est-à-dire qu’on a dépisté les anti corps anti-VIH, un traitement précoce vous est proposé.

Le VIH-1, à l'origine de la quasi-totalité des contaminations chez l'homme, provient du chimpanzé et du gorille. Le VIH est donc issu d'une transmission du virus de l'immunodéficience simienne (VIS) infectant naturellement les grands singes. Il aurait franchi la barrière des espèces lors de chasses, par des morsures d'un singe infecté, par des écorchures lors du dépeçage de ces animaux, ou lors de la consommation de viande de brousse. Le  problème majeur du VIH ne vient pas de son origine mais du fait qu’il existe et qu’il contribue à la mortalité dans le monde.

Le sida a entraîné à ce jour près de 75 millions d'infections, la plus grande partie se trouve en Afrique subsaharienne, et a causé 36 millions de décès.

Il n’existe pas de signes particuliers ou distinctifs  observables à l’œil nu pour déterminer que telle ou telle personne est séropositive ou ne l’est pas. Seul un test de dépistage et sa confirmation permettent de dire qu’une personne est séropositive ou séronégative.  La séropositivité n’est pas inscrite sur le visage, ni sur la peau, encore moins ne se lit par rapport au poids de quelqu’un.

Souvent écrits ou nommés ensemble, ces deux mots (VIH et SIDA) ne veulent pas dire la même chose.

Ce qu’il faut déjà savoir :

Le VIH est l’acronyme du nom donné à un virus : le Virus de l’Immunodéficience Humaine. C’est  une sorte de microbe. Il existe d’autres sortes de microbes comme les bactéries, les parasites, les champignons, etc. Immunodéficience : Immuno fait référence au système immunitaire (le système de défense de votre corps) et déficience fait référence à un affaiblissement. C’est donc un affaiblissement du système immunitaire. Humaine : le mot humain a été spécifié puisque certains virus sont actifs chez les animaux. Le VIH est donc un virus qui affaiblit le système immunitaire chez l'être humain.

Le SIDA est l’acronyme du nom donné au stade avancé de l’infection par le VIH : le Syndrome de l’Immuno Déficience Acquise.

Le Syndrome : ce mot signifie un ensemble de symptômes. L’Immuno : fait référence au système immunitaire. Déficience : affaiblissement. Et Acquise : par opposition à un problème de santé qui serait héréditaire.

Le SIDA, c’est donc lorsque le VIH a, avec le temps, affaibli le système immunitaire et qu’une personne commence à développer des signes de l’infection.

Une personne qui a le SIDA a donc nécessairement le VIH, puisque c’est le VIH qui cause le SIDA. Par contre, ce n’est pas parce que vous avez le VIH que vous avez nécessairement le SIDA (vous n’êtes peut-être pas parvenu au stade avancé de l’infection).

Et généralement, on dit qu’une « personne séropositive » ou encore une « personne vivant avec le VIH ». Ces deux expressions sont employées par les personnes qui ont le VIH, peu importe le stade de leur infection.

Différences entre Séropositif et Sidéen

Le VIH est un virus

Virus de l’immunodéficience humaine

¡       Le SIDA est une maladie

¡       Syndrome d’immunodéficience acquise

¡        Il utilise certaines cellules de votre système immunitaire pour se reproduire et il les rend inefficaces.

¡        Il fragilise ainsi tout votre système immunitaire.

¡        Il rend votre corps plus disposé à contracter d’autres maladies.

¡        Une personne est dite séropositive lorsqu’elle a été infectée par le VIH.

¡        Il ne peut être transmis qu’entre humains.

¡        S’il n’est pas traité correctement, il peut conduire au Sida

 

¡        C’est le stade le plus avancé de l’infection au VIH.

¡        Une personne est dite atteinte du sida quand son système immunitaire est trop endommagé pour combattre d’autres infections (dites infections opportunistes).

¡        On ne meurt pas du sida mais des infections opportunistes acquises à cause du sida.

¡        Le stade du sida peut être évité si le traitement contre le VIH est correctement suivi

 

Les modes de transmission des virus des hépatites diffèrent en fonction des types d’hépatites

Hépatites A

Le virus de l’hépatite A (VHA) est présent dans le sang et les selles des personnes infectées. Il peut être transmis par les mains ou des aliments contaminés, en particulier : 

  • l’eau de boisson,
  • les coquillages et crustacés crus ou insuffisamment cuits,
  • les fruits et les crudités. 

Partage et usage commun du matériel d’injection entre consommateurs de drogues

Usage commun des toilettes

Pendant la grossesse de la mère à l’enfant

Hépatite B

Voie  sexuelle,

Contact  direct ou indirect avec du sang infecté lors de l’usage commun du matériel d’injection  non stérilisé  entre consommateurs de drogue.

 De la mère à son enfant au cours de la grossesse, c'est ce qu'on appelle la transmission materno-fœtale et pendant l’accouchement

Partage des objets de toilette

Contact  avec tous les liquides et sécrétions biologiques

Hépatite C

Post transfusion ou après une transfusion sanguine

Contact  direct ou indirect avec du sang infecté lors de l’usage commun du matériel d’injection  non stérilisé  entre consommateurs de drogue.

Partage des objets de toilette

Hépatites D

Voie  sexuelle,

Contact  direct ou indirect avec du sang infecté lors de l’usage commun du matériel d’injection  non stérilisé  entre consommateurs de drogue.

 De la mère à son enfant au cours de la grossesse, c'est ce qu'on appelle la transmission materno-fœtale et pendant l’accouchement

Hépatites E

  • La transmission du VHE par consommation de viande contaminée crue ou insuffisamment cuite en particulier viande et abats de sanglier, de cerf, foie de porc et saucisses de foie de porc.
  • Consommation des boissons et aliments contaminés par les matières fécales
  • Voie sexuelle,
  • Contact direct ou indirect avec du sang infecté lors de l’usage commun du matériel d’injection  non stérilisé  entre consommateurs de drogue.
  • De la mère à son enfant au cours de la grossesse, c'est ce qu'on appelle la transmission materno-fœtale et pendant l’accouchement
  • Partage des objets de toilette

Oui, c’est bien possible. Vous pouvez être attraper le VIH si vous vous exposez et vous entrez en contact avec le sang d’autres personnes  blessées si vous êtes également blessé pendant un accident, pendant la manipulation des produits organiques contaminants comme le sang (par exemple au laboratoire), ou même en utilisant les objets piquants, tranchants souillés par du sang.

Oui, une infection sexuellement transmissible (IST) sévère,  négligée et mal traitée peut entraîner des dysfonctions érectiles ou l’impuissance : c’est-à-dire l’éjaculation prématurée et la maladie de la Peyronie souvent appelée érection douloureuse et déviée. En effet, le développement de la bactérie ou du germe présente dans l’organe peut nuire au bon fonctionnement de l’érection si elle n’est pas prise en charge à temps et correctement.

L'impuissance, ou dysfonction érectile dans le jargon médical, désigne l'impossibilité d'avoir une érection, entraînant très souvent un rapport sexuel insatisfaisant. Pour parler plus concrètement, soit le pénis n'est pas suffisamment rigide pour permettre une pénétration, soit l'érection n'est pas assez longue pour atteindre l'orgasme. Les causes de l’impuissance sont complexes et multiples ; on peut les classer en deux grands types : les impuissances d'origine psychologique et les impuissances d'origine organique,

Les impuissances d’origine organiques ou physiologiques peuvent avoir une cause hormonale, elle peut être causée par le diabète, les maladies générales évolutives (comme le cancer), l’alcoolisme  et les infections sexuellement transmissibles sévères.

Les symptômes sont divers en fonction du type d’IST que vous avez. De manière générale, l’homme peut ressentir des brûlures et observer des écoulements au niveau du pénis entre deux à sept jours après un rapport contaminant. Ça peut être aussi l’apparition ou éruption de petits boutons, ressemblant à des bulles, sur les organes génitaux : pénis.

Le sachet de gel lubrifiant à base d’eau doit être utilisé en une seule fois. Il n’est pas recommandé d’ouvrir le sachet et de garder le reste. En effet, les conditions permettant ou favorisant de  conserver un sachet de gel lubrifiant déjà ouvert ne sont pas suffisamment rassurantes en terme de propreté. Une  fois le sachet ouvert, et mal conservé, il peut être un environnement de développement des germes nocifs.

Non les ARV ne soignent pas le SIDA, ils empêchent le virus VIH d’évoluer et que le stade SIDA n’apparaisse. À l’heure actuelle, il est impossible d’éradiquer complètement le VIH et de guérir le Sida. Toutefois, les personnes vivant avec le VIH peuvent être traitées à l’aide d’une combinaison d’antirétroviraux. Le  traitement contrôle efficacement la réplication ou la multiplication du virus. Il réduit la quantité de virus qui circulent dans le corps (charge virale). Et l’espérance de vie des personnes vivant avec le VIH est désormais comparable à celles des personnes non infectées.

Les antirétroviraux doivent être pris fidèlement tous les jours selon un horaire strict. À l’heure actuelle, une personne qui commence un traitement le poursuivra jusqu’à la fin de ses jours.

Les antirétroviraux disponibles actuellement ne permettent pas de guérir l’infection par le VIH. Le virus peut être toujours présent dans certains réservoirs du corps. On sait qu’il y persiste très longtemps. Le virus peut se réactiver si le traitement est interrompu ou s’il perd son efficacité. Bien utilisés, les antirétroviraux réduisent la réplication du virus. Ils permettent ainsi la reconstruction du système immunitaire. Ils améliorent la qualité de vie des personnes qui vivent avec le VIH et réduisent les risques de transmissions du VIH

Seuls les ARV existent à ce jour et ils n’éliminent pas le virus dans le corps. Leur rôle est d’arrêter la multiplication du virus dans le corps.

La difficulté de trouver un remède pour détruire le VIH, vient du fait que le VIH est un rétrovirus qui ne possède que très peu de molécules qui lui soit propre. Il parasite la machinerie cellulaire et la détourne. Bloquer la machinerie de transcription des cellules saines pour bloquer celle du rétrovirus revient à tuer ces cellules saines. C'est la raison pour laquelle les molécules antirétrovirales sont dirigées contre les enzymes ou autre molécules spécifiques du virus, comme la transcriptase inverse (Inhibiteurs de la transcriptase inverse), les protéases (Inhibiteurs des protéases) procédant à la création des nouveaux virions ou pour les médicaments les plus récents, les mécanismes de fusion virale avec la cellule saine (Inhibiteurs de Fusion) ou ceux réalisant la liaison préalable avec cette dernière (Inhibiteurs d'entrée).

Une personne dont la charge virale est indétectable demeure porteuse du VIH ainsi que des anticorps du VIH. Elle est donc toujours séropositive. Le VIH est toujours présent, même si c’est en quantité plus faible, dans le sang et dans certaines cellules réservoirs du corps (les ganglions ou les intestins, par exemple). C’est pourquoi on recommande le traitement antirétroviral aux personnes vivant avec le VIH dont l’objectif est d’atteindre une charge virale indétectable. Cela indique que le VIH est moins actif dans sa réplication. Et ce ralentissement de l’activité du virus permet au système immunitaire de se reconstruire.

Oui la prise de traitement ARV est interrompue et continue jusqu’à la mort naturelle pour celui ou celle qui est infecté par le VIH, même si vous avez déjà atteint une charge virale indétectable. L’arrêt ou une suspension entraînera une  augmentation de la charge virale avec des conséquences indésirables notamment le risque de devoir passer sur une autre ligne de traitement que celle initiée au début.

Non ils ne protègent pas d’autres infections. Les ARV sont des médicaments prescrits dans le traitement des personnes atteintes par l'infection à VIH pour bloquer l'apparition des infections opportunistes indiquant que l'on est malade du sida. Les ARV limitent la multiplication du VIH en bloquant une étape de son cycle de réplication : soit son entrée dans la cellule, soit l'action de l'une de ces trois enzymes.

 Ils ne protègent pas contre les autres infections sexuellement transmissibles. Il est toujours recommandé à une personne vivant avec le VIH même sous traitement ARV de porter systématiquement et correctement un préservatif en cas de rapport sexuel avec son ou sa partenaire pour éviter de s’exposer des infections.

En plus du ralentissement graduel du métabolisme qui se produit couramment avec le vieillissement, la prise de poids peut survenir chez les personnes ayant le VIH de la même manière et pour les mêmes raisons que chez les personnes séronégatives. Comme tout le monde, les personnes vivant avec le VIH sont susceptibles de prendre du poids si elles consomment trop de mauvais aliments, si elles ne font pas d’exercice ou encore les deux. Il existe toutefois plusieurs facteurs liés au VIH qui risquent d’entraîner les variations du poids corporel et les modifications de la forme corporelle qui font partie du syndrome de lipodystrophie.  Ce syndrome est  une gamme de symptômes qui inclut les modifications de la forme corporelle et les changements du métabolisme. Entre autres, les modifications de la forme corporelle comprennent la perte et/ou la prise de graisse dans des régions spécifiques du corps.

Les causes des modifications de la forme corporelle liées au traitement du VIH seraient le résultat d’une combinaison de facteurs : les effets secondaires des médicaments, les changements dus au renforcement du système immunitaire par les antirétroviraux et les effets de l’infection au VIH elle-même, surtout la façon dont le virus altère l’entreposage et l’utilisation des lipides sanguins. Dans d’autres cas, les modifications de la forme corporelle sont les mêmes qui s’observent chez les personnes séronégatives et sont la conséquence d’une mauvaise alimentation, du manque d’exercice et du vieillissement.

Les ARV ou anti rétroviraux sont des médicaments qui limitent la multiplication du VIH en bloquant soit une étape de son cycle de réplication, soit son entrée dans la cellule. Ils ont pour rôle soit de diminuer ou rendre nul le taux de virus dans l’organisme (on parle de charge virale indétectable), soit de remonter le taux de globules blancs dans l’organisme.

Une personne séropositive sous traitement antirétroviral bien conduit et bien suivi, avec une charge virale indétectable, ne transmet pas le VIH.

Non. A ce jour, malgré les avancées de la science et des recherches faites dans le domaine de la lutte contre le VIH/SIDA, il n’existe pas de vaccin contre le VIH. Seul un traitement anti rétroviral existe de nos jours. Il est très efficace si le patient  respecte et adhère correctement à ce traitement sans interruption ni suspension et s’il porte systématiquement et correctement le préservatif lors des  rapports sexuels. Correctement pris dès l’annonce de sa séropositivité, il diminue la charge en virus (charge virale)  VIH dans le corps jusqu’à la rendre indétectable et empêche ainsi le développement du SIDA et l’apparition de maladies opportunistes.

Non. A ce jour, personne ne dispose de traitement capable de guérir le VIH/SIDA. Mais moyennant la prise régulière  du traitement antirétroviral, la progression du VIH dans l’organisme peut être ralentie, voire pratiquement stoppée. De plus en plus, les personnes vivant avec le VIH restent en bonne santé et mènent une vie productive pendant de longues périodes, même dans les pays à faibles revenus. L'OMS recommande de traiter toutes les personnes vivants avec le VIH ainsi que les populations présentant un risque sérieux d'être contaminées dès le diagnostic de la séropositivité.

C’est parce que les camionneurs sont très mobiles et qu’ils passent plusieurs  jours en dehors de leurs familles ou domiciles qu’ils sont plus exposés à la transmission du VIH/SDIA que les autres hommes.  Leur absence du foyer est souvent difficile à vivre et à supporter. Ils peuvent donc être amenés à chercher du réconfort ou une compensation à leur éloignement familial.  L’absence de confort le long de la route (pour se laver, se reposer) les amène aussi parfois à rechercher un lieu accueillant pour se poser la nuit. C’est  pourquoi ils sont généralement plus enclins que les autres à avoir des partenaires sexuelles durant leur parcours.

Non. Le VIH/SIDA n’a pas été fabriqué comme une certaine opinion le laisse croire à travers les médias et internet. Le Sida est causé par un virus appelé : « virus de l’immunodéficience humaine », qui serait lui-même venu des grands primates « virus de l’immunodéficience simien » selon la communauté  scientifique. Ce virus qui est également la cause chez les singes d'un syndrome d'immunodéficience, au même titre que celui du sida chez l'Homme.

Oui. Les IST ou Infections sexuellement transmissibles (ce sont des virus, bactéries, champignons, parasites qui se transmettent lors de relations sexuelles non ou mal protégées, sous cette appellation, on retrouve les chlamydiae, le gonocoque, la syphilis, l’herpès génitale,  l’hépatite B … mais également le VIH/sida) rendent plus vulnérables au VIH.

Les personnes séronégatives porteuses d’une IST présentent un risque d’infection au VIH nettement plus élevé : les ulcérations et les microlésions génitales favorisent la pénétration par voie sexuelle du VIH dans l’organisme, la forte présence de CD4 venant lutter contre une infection facilite la dissémination du VIH dans l’organisme.

Dans le cadre d’une vie sexuelle active, il est important de faire un contrôle régulier des IST, même en cas d’absence de symptômes apparents.

NB : La détection rapide et le traitement immédiat des IST peuvent contribuer à réduire les risques de contraction et de transmission du VIH.

Le virus VIH ne vit pas à l'air libre, ni sur des objets une fois en contact avec l'air, parce qu’il est un être anaérobique c’est-à-dire qui ne vit pas hors d’un organisme biologique vivant.

La relation la plus évidente est qu’une IST non soignée ou mal soignée fragilise les muqueuses de  l’organisme de la personne et notamment ses organes génitaux. L’IST augmente donc considérablement le risque de contamination par le virus du SIDA. Inversement, si on est atteint par le virus du SIDA, les IST peuvent compliquer le traitement.

On  appelle maladie opportuniste une maladie due à des germes habituellement peu agressifs mais qui sont susceptibles de provoquer de graves complications en affectant des personnes ayant un système immunitaire très affaibli, comme les personnes atteintes du SIDA.

Quelques maladies opportunistes souvent rencontrées:

 Les candidoses et la tuberculose.
La candidose locale (bouche, gorge…), très fréquente, se manifeste par des difficultés à avaler et à déglutir, et son traitement est simple et local. La candidose systémique (œsophagienne ou disséminée) provoque de la fièvre et des atteintes au niveau des zones touchées et ne survient qu’en cas d’immunodépression (trop faible défenses immunitaires de l’organisme) profonde.

Les lymphomes ou le sarcome de Kaposi. Un lymphome est un cancer du système lymphatique qui assure la défense immunitaire de l’organisme contre les microbes, les parasites, les toxines, les corps étrangers, etc. Le sarcome de Kaposi se manifeste par l’apparition de lésions bleuâtres ou violacées sur la peau, les muqueuses ou dans les poumons. Le traitement peut consister en des injections localisées, de la radiothérapie voire de la chimiothérapie.

La  pneumocystose pulmonaire, la toxoplasmose et des infections à cytomégalovirus (risque de cécité notamment) ou à mycobactéries. La pneumocystose se traduit par de la fièvre, une toux sèche, des douleurs thoraciques et de la dyspnée (essoufflement). La toxoplasmose se manifeste principalement sous forme d’encéphalite (atteinte du cerveau) ou de maladie disséminée.


Autre question ? Si vous ne trouvez pas de réponse à votre préoccupation, merci de nous écrire ici